Bacon en toutes lettres

Francis Bacon est l’objet d’une grande rétrospective qui vient de s’ouvrir au centre Pompidou. L’oeuvre de ce peintre majeur du XXème siècle y est analysée à travers les lectures qui l’ont marqué. Outre le complet catalogue “Bacon en toutes lettres”, on (re)lira le texte que Deleuze lui a consacré en 1982, “Francis Bacon : logique de la sensation” et le recueil d’entretiens que publie L’Atelier contemporain.

La Préhistoire : inspiration des modernes

Le catalogue “La préhistoire, une énigme moderne” vient bouleverser notre perception des origines de l’art moderne : et si les artistes modernes s’étaient inspirés de l’art de la préhistoire ? En effet, autour de 1860, les premières grottes sont découvertes – et avec elles des images originelles porteuses d’une foultitude de questions et de fantasmes. Les artistes modernes s’en emparent, les inscrivent dans leur recherche et les traduisent dans le langage de la modernité. Ce sont aussi ces questionnements qu’abordent Maria Stavrinaki dans “Saisis par la préhistoire” et Michel Jullien dans “Les Combarelles”.

Rouge : Art et utopies au pays des Soviets

Le Grand Palais consacre une exposition à la production artistique russe pendant les premières décennies qui ont suivi la Révolution d’Octobre. Outre le très complet catalogue Rouge, on se plongera dans les textes du cinéaste Dziga Vertov que viennent de retraduire les Presses du Réel et dans les Écrits de Malévitch, somme incontournable pour saisir la force du mouvement des avant-garde des années 20 et 30. Ces ouvrages et bien d’autres sont à retrouver dans notre nouvelle vitrine thématique.

Caravage

Avec “La solitude Caravage”, Yannick Haenel nous livre un texte très personnel et très documenté sur la vie et l’oeuvre de ce peintre qui l’a profondément marqué. Contemplant les motifs, les couleurs ainsi que les détails de certains tableaux, Yannick Haenel interroge la quête d’absolu qui a animée le peintre. Ce sont aussi des détails que questionne Jérôme Koering dans “Caravage, juste un détail”. La lecture de ces deux textes est sans doute l’occasion de (re)parcourir l’étude de référence que Roberto Longhi a consacré au peintre en 1952.

Nous recevons Yannick Haenel mardi 9 avril à 18h30.

Japonisme

Le Japon est toujours à l’honneur en cette rentrée. Trois ouvrages  superbement illustrés nous convient à découvrir trois artistes emblématiques de la période d’Edo : le peintre Ito Jakuchu et les dessinateurs Ôoka Shunboku et Tachibana Morikuni. Des oeuvres d’une très grande subtilité qui ont amplement influencé les maîtres de l’estampe japonaise.