Pour une bibliothèque

A contre-courant de ceux qui voient dans la lecture une activité vaine et superflue, Marc-Alain Ouaknin, philosophe et Régine Détambel, romancière, opposent le concept de “ bibliothérapie”. Par le rythme et la musicalité de leurs phrases, les livres nous soignent et nous apaisent. Travail de libération, la bibliothérapie consiste aussi à réouvrir les mots à leur sens multiples et éclatés, contribuant ainsi à nous méfier des lieux communs et des idées toutes faites.

     

Le western se porte bien

Le western et le roman des grands espaces américains se portent bien : en témoignent la parution simultanée de deux nouveaux romans de William Riley Burnett et de Tom Lea dans la collection dirigée chez Actes Sud par Bertrand Tavernier, “L’Ouest, le vrai”, ainsi que d’un “Dictionnaire du western” aux éditions Vendémiaire. Tous trois invitent, chacun à sa manière, à s’immerger dans l’atmosphère poussiéreuse et les codes immuables de l’Ouest américain.

      

Quand l’art investit la ville

Le temps de la clandestinité est révolu pour le street art; désormais, les oeuvres s’exposent au grand jour avec la bénédiction des pouvoirs publics. En témoignent ces deux projets monumentaux, la “Tour Paris 13” et “Djerbahood”, où les artistes les plus réputés ont été invités à s’emparer respectivement d’une tour de neuf étages juste avant sa démolition et d’un village séculaire abandonné au coeur de l’île de Djerba. Dans son essai “L’art à même la ville”, Marie Escorne revient sur la manière dont les artistes ont investi la ville, de Matta-Clark à Buren en passant par JR, bien au-delà du seul street art.

  

Le latin est mort

L’actualité et le projet de loi consacré à la réforme du collège ont mis en lumière les différents problèmes inhérents à l’apprentissage des langues dites “mortes” et en particulier du latin. L’occasion pour nous de vous présenter quelques ouvrages, pistes de réflexions ou prise de position… Du dernier opus de Henriette Walter “Minus, lapsus et mordicus” à l’ouvrage collectif et engagé “Sans le latin”, sans oublier le très bel essai de Wilfried Stroh “Le latin est mort, vive le latin !”

   

Mensonge et littérature

Les menteurs, les imposteurs et autres affabulateurs sont des personnages souvent fascinants, leurs vies en tout cas sont éminemment romanesques. Deux écrivains américains se penchent sur deux de ces personnages troubles en construisant des textes qui empruntent autant à l’enquête qu’au récit et au roman. Des textes hybrides parfaitement adaptés à ces personnalités complexes et insaisissables.

          

Cioran

A l’occasion des vingt ans de la mort de Emil Cioran, plusieurs parutions viennent saluer le parcours et l’oeuvre du philosophe d’origine roumaine, une oeuvre profondément marquée par le scepticisme et l’esthétique. Nous vous proposons un large choix de ses textes, ainsi qu’un ouvrage inédit : “Apologie de la Barbarie” ou encore la réédition attendue du Cahier de l’Herne qui lui est consacré.