Corot, le portrait

Reconnu pour ses peintures de paysages, Camille Corot n’en fut pas moins un grand portraitiste. Le musée Marmottan propose une exposition consacrée à ses portraits, où l’on perçoit sa recherche permanente de l’équilibre entre l’idéal de la Renaissance italienne et le réalisme d’un Vermeer ou d’un Manet, son contemporain. L’occasion de vous proposer une sélection de livres pour revivre ce parcours singulier que fut celui de Camille Corot.

Le voyage d’hiver

Peu avant sa mort, Franz Schubert compose “Le voyage d’hiver”, ensemble de lieder pour piano et voix sur des poèmes de Wilhelm Müller. Oeuvre bouleversante et d’un romantisme désespéré, elle va marquer des générations de musiciens et de chanteurs. Le ténor Ian Bostridge nous entraîne dans ce même voyage au travers une enquête passionnante et musicale. Et pour nous mettre au diapason hivernal, citons également “Un hiver avec Schubert” de Olivier Bellamy, ainsi que la très belle édition de l’oeuvre (avec CD) par le baryton Stephan Genz et le pianiste Michel Dalberto.

Un regard sur les Etats-Unis d’Amérique

Emblème du matérialisme triomphant, écrin d’un développement intellectuel et artistique original, les Etats-Unis d’Amérique conservent un extraordinaire pouvoir de fascination autant pour les étrangers que pour les autochtones. A travers la littérature et la photographie, grâce au regard des écrivains étrangers et des photographes américains, nous vous invitons à rejoindre ce gigantesque caravansérail où se côtoient langues, coutumes, nationalités et croyances diverses et où se mêlent radicaux, traders, sans-abris et immigrants.

Toutes les musiques

Deux collections, deux identités distinctes, une même passion : la musique. Chez Allia, tous les genres du XXe siècle, du punk au reggae en passant par la disco et le hip-hop, sont présentés dans des livres aux textes ciselés et passionnants, signés Greil Marcus, Nick Tosches ou Peter Guralnick. Chez Actes Sud, la collection Classica édite des biographies de compositeurs et musiciens qui ont fait le patrimoine classique et contemporain, du baroque au jazz, pour les amateurs éclairés comme les érudits. A noter que pour l’achat de deux volumes de cette dernière, le titre “La discothèque idéale de l’Opéra” est offert.

Une histoire de regard

Comment s’est transformée notre façon de voir une oeuvre d’art ? A partir de l’essai de Jonathan Crary “Techniques de l’observateur” (Editions du dehors), notre vitrine thématique retrace l’histoire du regard depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, en passant par les périodes charnières que furent la Renaissance et le XIXème siècle, dans une approche pluridisciplinaire.

Bienvenue à Cuba

Depuis sa découverte en 1492 par Christophe Colomb, Cuba n’a cessé d’attirer l’attention du monde. Terre d’accueil pour les émigrants européens en quête de fortune ou terre d’exil forcé pour les esclaves africains, plaque tournante de la guerre froide et des tensions Est-Ouest, l’île s’est pourtant créé une diversité et une richesse toujours vivaces notamment dans la littérature….Une vitrine où se côtoient des auteurs vedettes comme Leonardo Padura, Reinaldo Arenas ou encore Alejo Carpentier.

Histoire(s) de tableaux

Quel secret se cache derrière le “Portrait des époux Arnolfini” de Van Eyck? Quelle est la genèse de “L’origine du monde” de Courbet? Pourquoi ce personnage de Tiepolo se tient-il sur un tabouret, une longue badine à la main? Tous les tableaux ont une histoire, que les ouvrages proposés dans cette vitrine se proposent de raconter.

L’usage sonore du monde

Circulation automobile, cris d’animaux, ressac, nous vivons dans un monde de sons que nous considérons au mieux comme un bruit de fond, au pire comme une nuisance. Cette vitrine interroge leur place dans notre environnement et invite à prêter davantage attention à leur richesse, leur complexité et leur importance dans notre vie, qu’elle soit en ville ou en pleine nature.

Charles Gleyre : peintre académique ?

C’est l’image que l’on pourrait retenir de ce peintre de scènes mythologiques ou historiques. Pourtant, deux ouvrages invitent à le regarder différemment : le catalogue de l’exposition du Musée d’Orsay “Charles Gleyre, le romantique repenti” et le livre de Michel Thévoz, réédité ce printemps, “L’académisme et ses fantasmes : le réalisme imaginaire de Charles Gleyre”. Apparaît alors un peintre en léger décalage permanent vis-à-vis de l’académisme dominant.