Orhan Pamuk à l’honneur

Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature, est à l’honneur. Deux textes viennent d’être publiés par les éditions Gallimard : Cette chose étrange en moi, vaste fresque de la Turquie contemporaine avec en toile de fond la majestueuse Istanbul et une version illustrée d’Istanbul qui est à la fois l’évocation d’une ville et un roman de formation. Par ailleurs, Les Cahiers de l’Herne lui consacrent leur nouveau numéro, mosaïque de textes, de documents inédits, de souvenirs, et d’éléments iconographiques.

Pour fêter Thoreau

Pour fêter le bicentenaire de la naissance de Thoreau, de nombreux éditeurs s’emparent de l’oeuvre de cet auteur d’une étonnante modernité. Ainsi, les éditions du Passeur publient un texte de Michel Onfray qui a tout d’un hommage pour celui qui fait figure de modèle. Albin Michel propose une nouvelle traduction de Walden préfacée par Frédéric Gros et Arfuyen offre un florilège bilingue de “dits et maximes” pour être au plus près de la pensée de cet auteur.

Au fil des « années sida »

A l’occasion de la sortie du film de Robin Campillo “120 battements par minute”, nous consacrons une vitrine aux années sida dans laquelle essais historiques et politiques et littérature se mêlent. Outre l’histoire de l’association Act Up racontée par Didier Lestrade, ou le très original ouvrage d’Elisabeth Lebovici, “Ce que le sida m’a fait”, retrouvez un choix de textes littéraires parmi lesquels le très beau “Le fil” de Christophe Bourdin

Les migrants au miroir de la littérature

La question migratoire s’invite chez les écrivains. Au printemps dernier, Patrick Chamoiseau publiait “Frères migrants”, une réflexion originale et poétique sur une problématique qui hante notre actualité. C’est aujourd’hui Marielle Macé qui nous invite dans “Sidérer, Considérer” à porter un autre regard sur les migrants, plus empreint d’empathie et de considération. Sur le même thème,  c’est aussi l’occasion de rappeler le très beau texte publié il y a quelques temps par Maylis de Kerangal “A ce stade de la nuit”

Des dystopies prémonitoires ?

Le genre de la dystopie, miroir déformé de nos sociétés contemporaines, semble particulièrement fécond. Après l’adaptation en série de “La Servante écarlate”, les Editions Robert Laffont publient le nouveau roman de Margaret Atwood imaginant un monde où l’incarcération volontaire serait la solution aux problèmes socio-économiques. Deux autres romans nous invitent chacun à leur manière à nous interroger sur notre monde en imaginant le pire : “Espace lointain” de Melnik et “Les Sables de l’Amargosa” de Vaye Watkins

Histoire(s) d’Algérie

Trois écrivains se sont emparés en cette rentrée de notre histoire coloniale et plus particulièrement  des relations entre la France et l’Algérie : Alice Zeniter dans “L’art de perdre”, Brigitte Giraud avec “Un loup pour l’homme” et Jean-Marie Blas de Roblès pour “Dans l’épaisseur de la chair”. Trois romans vibrants où les auteurs révèlent chacun un passé algérien plein d’ombre et de silences. Nous aurons le plaisir de recevoir Brigitte Giraud le mardi 26 septembre à 18h30.

Que la montagne est belle…

Qu’elle fasse l’objet de voyages scientifiques, touristiques ou d’exploration, la montagne suscite la fascination. Approcher la paix des cimes tel fut le rêve de certains grands alpinistes. De nombreux écrivains comme Erri de Luca ou géographes comme Elisée Reclus ont témoigné de leur passion des sommets. Notre vitrine thématique se propose d’explorer les multiples facettes de la montagne, tantôt sublime, poétique, vivante, tantôt aride ou menaçante. Nous recevrons le 21 septembre prochain Paolo Cognetti pour son roman “Les huit montagnes”

L’Italie des « années de plomb »

Sombres décennies que ces années 70 et 80 en Europe, et plus particulièrement en Italie. Des engagements révolutionnaires à la radicalisation politique, ces « années de plomb » ont laissé dans la société italienne des cicatrices qui ne cessent de se ré-ouvrir. Une vitrine historique qui fait également la part belle aux romanciers italiens qui très tôt ont su s’emparer de ces brûlantes années.

Mon père, ce héros

Protecteur, fantasque, autoritaire ou au contraire absent…nombreuses sont les figures du père qui habitent la littérature. Autant de portraits qui dessinent une relation particulière, fondamentale et parfois malheureusement destructrice.

Des mets et des mots

La cuisine n’est pas qu’affaire de recettes. C’est aussi une affaire de parler. Et les gourmands eux-mêmes ont construit un trésor de mots succulents. C’est ce lien entre art culinaire et art d’écrire que se propose d’explorer notre vitrine thématique. De Brillat-Savarin en passant par de belles fictions culinaires comme “Le festin de Babette” de Karen Blixen ce sont les multiples aspects du discours gastronomique que nous vous invitons à parcourir.